ABBÉ MARCEL GIRARD - LETTRE DU 30 AVRIL 1964

Ma chère S.
Je remettais sans cesse à vous écrire. Vous m’avez devancée ! Le séminariste G. devait vous annoncer la mort d’Élise. Puis, madame B. m’avait demandé votre adresse exacte.
Oui ! les événements se sont précipités. Le Docteur Roux, impuissant à soigner Élise, à la chambre depuis le 15 octobre, m’avait demandé de la conduire à l’Hôpital à Auxerre pour des examens plus approfondis. C’était vers le 15 mars. Elle devait rentrer pour les fêtes de Pâques mais son état empirait. Ce ne fut pas possible, et le 9, en fin après-midi, elle expira entre les bras de sa maman.
La consternation, l’émotion, furent unanimes, paroissiales et régionales. L’abbé Générat présida l’office et cita quelques extrait de ses lettres (elle lui écrivait assez souvent, car il la connaissait depuis l’âge de 11 ans.)
Elle avait donné sa vie pour les frères… ! Le séminariste G. m’a dit : elle emporte son secret avec elle… (je suppose cette vie « donnée »).

Dans quelques temps (quelques années peut-être) je pense qu’on éditera une plaquette : « Une sainte de chez nous ! »
J’ai quelques écrits, mais c’est évidemment l’abbé Générat qui a l’embarras du choix, parce qu’il a les plus nombreux.
Je vous envoie une notice écrite par M. le Curé de Châtel Censoir dans son bulletin paroissial. Dans quelque temps, vous pourrez me la retourner. Merci.
Je vous offre l’un des derniers écrits d’Élise , trouvé dans un petit carnet que sa maman m’avait confié après la mort. Peut-être pourrez vous le faire connaître autour de vous.

Très respectueusement vôtre, abbé Girard

ON ÉDITERA UNE PLAQUETTE : “UNE SAINTE DE CHEZ NOUS”