Élise Bisschop naît en 1925 à 200 km au sud de Paris, dans le département de l’Yonne ; elle y passera toute sa vie.
“La joie est entrée en ma vie : j’étais petite, en ce temps-là ! L’avais-je cherchée ou suivie ? Elle m’a prise, et puis voilà !”
Histoire de la découverte
De la vie cachée d’Élise jusqu’à l’ouverture de la cause, cette page suit les étapes d’une mémoire peu à peu retrouvée.
“La joie est entrée en ma vie : j’étais petite, en ce temps-là ! L’avais-je cherchée ou suivie ? Elle m’a prise, et puis voilà !”
“Je me suis consacrée au Seigneur à l’âge de onze ans, acceptant à la fois d’être malade toute ma vie et par conséquent de ne pas me marier.”
“Autrefois, je croyais que je serais désespérée si je ne pouvais plus dessiner, chanter, composer des poésies…”
“Vous n’avez pas oublié non plus le jour de votre arrivée à Mailly, j’en suis sûre… Père, dès ce jour-là j’avais placée mon âme dans la vôtre.”
“Et pourtant, même séparées, je me trouve si heureuse de pouvoir compter sur ton affection, et penser à toi comme à ma seule « vraie » petite sœur.”
“Savez-vous quelle a été ma première préoccupation, quand j’ai compris que j’étais immobilisée pour longtemps ? Mes tout-petits.”
“Depuis un mois, ça allait mieux, car le curé de Châtel était venu… Quand M. le curé a dit quelque chose, à présent, tout est dit.”
“Voulez-vous réfléchir à cela, mon Père, et prier pour moi ?”
”Il m’aidera, lui dominicain, à devenir dominicaine, mais je reste Élise ; disons qu’il rajoute quelques couleurs à la toile.”
“Ici, la paroisse reprend vie car nous avons la grande grâce d’avoir un prêtre – vraiment « prêtre » : c’est tout dire, et toi tu sais bien ce que j’entends par là…”
“Au moment de m’engager je voulais que ce soit la Sainte Vierge qui me force la main, en quelque sorte, afin d’être sûre de ne pas me tromper.”
“Je crois être bien en état d’offrande et d’abandon.”
“Nous soupçonnons la grandeur de cette âme.”
“À l’école de son Seigneur, elle a appris à aimer et à répandre la joie.”
“Dans quelque temps (quelques années peut-être) je pense qu’on éditera une plaquette « Une sainte de chez nous » !”
“Il faut que vous lisiez les poésies ; c’est important ! Élise était une sainte ; je l’ai connue.”
“Ma devise depuis l’âge de 13 ans (je pense) : sourire à tout et à tous, par amour pour Jésus.”
Une main invisible ne cessera de guider les recherches et d’apporter les réponses.
“Je suis sûre que ma souffrance même va servir à mes chères petites sœurs ; au fond, tant que j’avais pas souffert par elles, pouvais-je me vanter de les aimer vraiment ?”
“Même si Élise était souvent absente elle restait la première de la classe. Elle ne se mettait jamais en colère.”
L’ancienne réputation de sainteté de la part du clergé refait surface, 46 ans après.
“À l’occasion de la messe des funérailles de Mlle Élise Bisschop, 38 ans, un prêtre qui l’a connue depuis longtemps a cité des lettres écrites de sa main.”
On fait un film avec la lecture de textes d’Élise.
On lui suggère de faire un article sur Élise ; il apparaît fin juillet.
Il arrive quelques jours après. Il apporte la plus belle photo d’Élise. On change la couverture de la nouvelle édition du recueil.
“J'allai avec ma marraine à l'église préparer l'église pour la messe du Dimanche matin, faite par le père André Générat, prêtre de Mailly.”
“J'ai découvert par hasard sur internet les recherches que vous faites sur Elise Bisschop. C'était une grande amie de maman ; elles ont beaucoup correspondu lorsque celle-ci a quitté Mailly après son mariage.”
Mgr. Hervé Giraud demande un rapport “sur ce que vous avez fait.”
L'évêque demande un deuxième rapport, cette fois-ci sur “la réputation de sainteté d’Élise.”
La stupéfaction, mélangée avec reconnaissance, est générale.
Le père Bochin avait conservé le médaillon du pèlerin d’Élise comme seul exemplaire dans les archives.
“Il faudrait, maintenant, que tu communies à chaque messe, surtout si tu ne peux avoir la messe chaque dimanche : on y trouve tant de force !”
“Tout en me répétant qu’elle est heureuse maintenant, qu'elle ne souffre plus… il n’en est pas moins vrai qui c'est affreusement dur ! Je suis si loin d'être digne d’Elle !”
“Je confie à votre prière (comme je vous confie à sa prière !) Elise Bisschop, une de nos malades du Pèlerinage 1962.”
“Je serais si contente si mon absence donnait à quelqu’un l’idée de me remplacer. C’est peut-être ce qu’il fallait ; au fond, tant que je suis là, personne ne se présentera.”